L’Hypnose Ericksonienne

 

Techniquement beaucoup plus complexe que l’Hypnose Classique, cette forme d’hypnose tire son nom du psychiatre américain Milton Erickson (1901-1980). Elle dérive de l’observation des techniques thérapeutiques d’Erickson, hors hypnose, lui-même étant resté essentiellement “classique” dans son approche de l’Hypnose.

 

Ernest Rossi et Jeffrey Zeig ont mis en évidence l’esprit dans lequel Milton Erickson pratiquait la thérapie. Jay Haley a centré son étude sur l’aspect interactionnel, voire presque systémique. Bandler et Grinder ont utilisé la Grammaire Transformationnelle pour repérer les spécificités de langage d’Erickson… Les observateurs d’Erickson ont ainsi réuni l’ensemble des techniques de ce que l’on appelle aujourd’hui “Hypnose Ericksonienne”, qui – paradoxalement – ne correspond pas à ce qu’Erickson lui-même pratiquait au quotidien, en tant que psychiatre et psychothérapeute.

 

C’est un peu comme si on avait isolé et aggloméré les exceptions, les spécificités d’Erickson, et que l’on n’utilisait plus qu’elles : le tout donne une manière de faire de l’Hypnose inconnue chez Milton Erickson, bien que chaque “morceau” vienne de lui.

 

On dit que le seul véritable éricksonien était Milton Erickson, ce qui est certainement vrai. Erickson était plus une sorte de “manipulateur de nos automatismes” qu’un psychothérapeute, dans le sens auquel on l’entend aujourd’hui. Il avait l’art de provoquer les réactions adéquates pour orienter une personne vers l’arrêt de son symptôme – et les exemples d’applications de sa manière de pratiquer sont nombreux, bien que restreints à des domaines essentiellement “mécaniques” (énurésie, troubles obsessionnels, phobies, anesthésies, sexologie, etc.).

 

Erickson se désintéressait totalement de la “psychologie”, au sens qu’on lui donne en Psychologie, en Psychothérapie ou en Psychanalyse. Il réprouvait même souvent, et violemment, les théories psychologiques et les autres formes de psychothérapie, comme la Psychanalyse, la Gestalt, l’Analyse Transactionelle, etc Il considérait même publiquement leurs praticiens comme “des charlatans”… Mais, prônant le fait que “chaque personne est unique et ne peut rentrer dans aucune théorie” (ce que disent aussi les autres approches, soit dit en passant), il était d’une ruse incomparable pour pousser une personne à faire ce qu’il lui semblait bon pour elle. Il savait jouer sur les réactions naturelles et utilisait avec talent le contexte et les attentes des personnes.

 

Par ailleurs, sa pratique de l’Hypnose était traditionnelle, essentiellement “classique” donc très directe (voir définition ci-dessus).

 

Bien qu’il reste peut-être des puristes essayant d’imiter avec plus ou moins de succès le « maître », chacun des élèves d’Erickson a créé sa propre manière d’utiliser les outils éricksoniens : Palo Alto et la systémique, Jay Haley et la thérapie familiale ou ordalique, Daniel Araoz, David Calof, William O’Hanlon et la Nouvelle Hypnose, etc.

 

C’est donc en réunissant les spécificités d’Erickson que s’est créée l’Hypnose qui porte son nom, même si lui-même n’a jamais pratiqué l’hypnose “éricksonienne” comme on le fait aujourd’hui. Et c’est cette base technique qui a été améliorée et augmentée, jusqu’à devenir la “Nouvelle Hypnose” actuelle.

 

Corinne DURAND

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